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La Saga (Rigsthula)


Il est dit dans les vieilles légendes qu’un jour, un des Dieux, qui se nommait Heimdall, allait sur un chemin longeant la côte du bord de mer. Cette sente le mena jusqu’à une modeste demeure où il se présenta sous le nom de Rig.

Voici l’histoire contée ici des événements qui s’y déroulèrent alors :


1*

Les Hommes racontent que jadis vint par des chemins verts,

L’un des Dieux Antiques, le plus ancien et sage,

Puissant et fort, par de grands pas ainsi arriva Rig.

2*

Ainsi il enjamba en avant plus de la moitié du chemin

Et vint jusqu’aux portes bardées d’une demeure ;

Au travers il passa toutefois trouvant alors, prés d’un âtre creusé à même le sol,

Deux êtres transis de froid assis sur la terre nue,

Aï et Edda, vêtus de vieux habits.

3*

Rig connaissait bien les mots sages à dire

Et bientôt il s’asseya lui aussi au centre de la salle,

Les deux hères alors sur chacun de ses côtés.

4*

Une miche de pain apporta Edda,

Lourde et épaisse, fourrée de cosses ;

Sur la table elle déposa la miche à côté

D’une écuelle de bouillon prête pour le repas.

(La chair d’un veau était là la plus délicate des attentions)

5*

Rig connaissait bien les mots sages à dire,

Alors il se leva, prêt à aller dormir ;

Bientôt dans le lit il s’étendit de son long,

Les deux hères alors sur chacun de ses côtés !

6*

Ainsi il demeura pendant trois longues nuits,

Puis il s’en retourna sur chemin d’où il était venu ;

Dés lors neuf mois passèrent bientôt…

7*

… Edda donna naissance à un fils, avec de l’eau ils l’arrosèrent

Et avec un tissu ils couvrirent ses cheveux tellement noirs ;

Thrall ils le nommèrent alors.

8*

Sa peau était déjà ridée et ses mains rugueuses,

Toutes ses articulations étant noueuses et difformes ;

Épais étaient ses doigts, repoussant son visage,

Son dos tordu et bossu, ses pieds bots !

9*

Il commença pourtant à se développer et à gagner en force,

Bientôt il fut en mesure de faire bon usage de cette puissance ;

Filer les cordes, porter de lourds fardeaux

Ou fabriquer des fagots pour la Halle, tout au long du jour il s’employait à ses tâches.

10*

Un jour une fille vint à la Halle des Serfs, cagneuses étaient ses jambes,

Souillés étaient ses pieds et burinés par le soleil étaient ses bras,

Épaté était son nez ; Son nom était Thir.

11*

Bientôt elle s’assit au centre de la salle

Et à ses côtés s’asseya le fils de la Halle ;

Ils chuchotèrent ensemble et partagèrent vite la couche ensemble,

Thrall et Thir, jusqu’à ce que se lève le jour !

12*

Ils vécurent heureux et mirent aux mondes de nombreux enfants :

Fjosnir et Klur, ils les nommèrent,

Hreim et Kleggi, Kefsir, Fulnir,

Drumb, Digraldi, Drott et Leggjaldi,

Lut et Hosvir ; de la Halle ils prirent soins,

Ils fertilisèrent la terre avec du fumier, ils élevèrent des porcs,

Ils gardèrent des chèvres et récoltèrent les tourbes.

13*

Ils mirent aux mondes également des filles : Drumba et Kumba,

Ökkvinkalfa, Arinnefla,

Ysja et Ambott, Eikintjasna,

Totrughypja et Tronubeina ;

Et ainsi fut perpétuée la communauté des Serfs…

14*

… De nouveau Rig revint, sa route était droite

Et le mena jusqu’aux portes entrouvertes d’une Halle ;

Il s’y engagea alors : un âtre y avait son logis prés du sol,

Réchauffant Afi et Amma, les propriétaires de cette demeure.

15*

Ils étaient assis tous les deux travaillant à leurs tâches ;

L’homme taillait le bois pour le rouet du tisserand ;

Sa barbe était soignée, ses cheveux bien frisés et

Ses habits bien taillés ; dans un coin un coffre de riche facture.

16*

La femme était assise travaillant sur son rouet,

Tissant avec les bras tendus ainsi affairés à sa tâche ;

Sa tête était couverte d’un foulard et sa poitrine d’un tablier ;

Un châle avec des agrafes protégeait ses épaules.

17*

Rig connaissait bien les mots sages à dire,

Et bientôt il s’assit lui aussi au centre de la salle,

Les deux artisans alors sur chacun de ses côtés.

18*

Alors Amma pris un bon pain bien cuit

Qu’elle déposa au côté d’une vaisselle complète et de bonne tenue ;

La chair bouillie d’un veau fut servie, ce qui était là la plus délicate des attentions.

19*

Rig connaissait bien les mots sages à dire,

Il se leva alors de l’attablée, prêt à aller dormir ;

Bientôt dans le lit il s’étendit de son long,

Les deux artisans alors sur chacun de ses côtés !

20*

Ainsi il demeura pendant trois longues nuits,

Puis il s’en retourna sur chemin d’où il était venu ;

Dés lors neuf mois passèrent bientôt…

21*

… Amma donna naissance à un fils, avec de l’eau ils l’arrosèrent

Et Karl ils le nommèrent ; dans un linge elle l’enveloppa alors,

Son visage vermeil était d’une belle peau et ses yeux très vifs.

22*

Il commença alors à se développer et à gagner en force,

Menant les bœufs et se servant des socs pour labourer ;

Des salles pour la Halle il bâtit ainsi que des étables pour la ferme,

Des chariots il fabriqua et des charrues pour les guider !

23*

A la Halle on fit un jour venir dans un char, plaqué de belles peaux de chèvres,

Une fille, dotée de son trousseau, pour l’unir à Karl ;

Snör était son nom et elle était assise, recouverte d’un voile ;

A la Halle ils firent vœux et échangèrent les anneaux,

Un lit fut orné et une demeure bâtie à leur attention.

24*

Ils vécurent heureux et mirent aux mondes de nombreux enfants :

Hal et Dreng, Hloth, Thegn et Smith,

Breith et Bondi, Bundinskeggi,
Bui et Boddi, Brattskegg et Segg.

25*

Ils mirent aux mondes également des filles les nommant ainsi :

Snot, Bruth, Svanni, Svarri, Sprakki,Fljoth, Sprund et Vif, Feima, Ristil ;

Et ainsi fut perpétuée la communauté des Paysans…

26*

… De nouveau Rig revint, sa route était droite ;

Il vit alors une Halle, les portes faisant face au Sud ;

Le seuil en étant vaste et haut avec un lourd anneau servant d’heurtoir

Mais il avait passé l'entrée, la paille ayant déjà été étendu sur le plancher.

27*

Il se retrouva face à face avec deux regards, chacun des yeux le fixant,

En fait ceux de Fathir et Mothir qui jouaient habilement de leurs doigts ;

Là y était donc assis le Seigneur de la Halle, soignant les cordes blessées d'arcs,

Taillant des traits et flèches, formant le bois des arcs.

28*

La Dame était assise elle aussi, attentive à ses bras

Qui lissaient du tissu pour en faire des manches ;

De couleurs gaies était sa cape, son tablier était rajusté de broches,

Large était sa traîne, de bleu noble était sa robe,

Son front était d'un blanc lumineux, son corset brillait,

Laiteuse était sa nuque comme une nouvelle neige fraîche tout juste tombée.

29*

Rig connaissait bien les mots sages à dire,

Et bientôt il s’asseya lui aussi au centre de la salle,

Les deux nobles alors sur chacun de ses côtés.

30*

Alors Mothir apporta un tissu brodé

De fils lumineux dont elle couvrit comme une toile la table d'hôte ;

Puis elle prit de bons pains très savoureux

Et les déposa sur la nappe blanche comme le froment de blé.

31*

Peu après elle apporta une belle vaisselle complète

Avec des couverts en argents qu'elle desservit à chacun ;

La viande était bien brunie et la volaille à point ;

Dans un pichet était le vin, les coupes étaient d'or

Et tous burent et parlèrent jusqu'à ce que le jour s'en soit allé.

32*

Rig connaissait bien les mots sages à dire,

Il se leva alors de l’attablée, prêt à aller dormir ;

Bientôt dans le lit il s’étendit de son long,

Les deux nobles alors sur chacun de ses côtés !

33*

Ainsi il demeura pendant trois longues nuits,

Puis il s’en retourna sur chemin d’où il était venu ;

Dés lors neuf mois passèrent bientôt…

34*

A un fils Mothir donna le jour et dans un lange de soie ils l'enveloppèrent,

Avec de l'eau ils l'arrosèrent, Jarl ils le nommèrent ;

Blonde était sa chevelure et ses joues lumineuses

Mais ses yeux rougeoyaient tels ceux d'un sinistre serpent !

35*

Dans la Halle Jarl commença bien vite à se développer,

Brandissant les boucliers, tendant les cordes des armes de jet,

Tirant ensuite à l'arc, empennant des traits,

Relâchant des flèches, s'exerçant avec les lances,

Montant plus tard les chevaux, chassant avec les chiens,

Manipulant les épées, nageant dans toutes les eaux…

36*

… Droit du bocage revint pourtant un jour et à grandes enjambées Rig,

Rig donc fut de retour, enseignant les Runes à Jarl ;

Par son nom le mentor l'appela, le considérant comme son fils

Lui offrant pour plus tard son vaste héritage à venir,

Ses legs de si haute Fortune se trouvant dans les Halles Antiques !

Fort de tous ces nouveaux enseignements, Jarl se mit en quête d'aventures…

37*

Loin en avant il chevaucha, au-delà même de la Forêt Sombre,

Au-delà également des rochers gelés jusqu'à trouver une Halle ;

38*

Sa lance il fit vrombir, son bouclier il brandit,

Son cheval il poussa à la charge, la lame de son épée il fit briller ;

Des guerres il déclencha alors, rougissant les champs de bataille,

Il massacra bien des guerriers et des terres il conquit !

39*

Bientôt il eut à son bien dix-huit halles et

Une vaste richesse qu'il partagea avec tous les siens :

Des pierres et gemmes, des chevaux de races,

Des anneaux aussi qu'il offrit et des bracelets qu'il échangea.

40*

Ses messagers partirent un jour par les chemins encore mouillés de rosée

Et rejoignirent une Halle où demeurait Hersir ;

Sa fille était altière, racée et svelte,

Erna la Sage était le nom de cette Damoiselle.

41*

Ils étaient venus demander sa main et à la Halle du retour ils l'accompagnèrent

Pour qu'elle épouse Jarl, un voile la couvrant alors ;

Ensemble ils demeurèrent, leur bonheur fut grand,

Des enfants ils mirent aux mondes et ils vécurent tous ainsi heureux :

42*

Bur fut le plus vieux et Barn juste après lui,

Joth et Athal, Arfi, Mog,

Nith et Svein, Sun et Nithjung,

Bientôt ils commençaient tous à jouer et à nager ;

Kund en fut un autre et le plus jeune fut Kon.

43

Bientôt tous les fils de Jarl se développèrent,

Apprivoisant les animaux, forgeant des boucliers,

Confectionnant des flèches et faisant vrombir leurs lances.

44*

Pourtant seul Kon appris à utiliser les Runes,

Les Runes éternelles, les Runes de la vie ;

Bientôt il pourrait briser avec les boucliers des guerriers,

Émousser les lames des épées et calmer les mers !

45*

Le chant des oiseaux il comprit, les flammes des incendies il su estomper,

Les esprits il su apaiser et soulager les douleurs ;

Le pouvoir et la force de huit hommes il posséda bientôt !

46*

Avec Rig-Jarl il partagea ensuite le sens des Runes,

Plus astucieux il devint et plus vaste fut sa Sagesse ;

Leurs lois il chercha alors et bientôt se mit en quête de ce dessein

Mais aussi du nommé Rig et de toutes les autres Runes à connaître.

47-48*

Le jeune Kon se mit donc en route au travers des bois et taillis,

Usant lâchement de ses flèches en leurrant les oiseaux ;

Là pourtant parla un corbeau perché sur une branche :

"Pourquoi ainsi leurrer les oiseaux venant à vous Kon ?

Vous devriez plutôt chevaucher au-delà de vos terres

Et allez contre vos ennemis au lieu de tuer vos hôtes !"

49*
(Kon se plie honteux à la sagesse du corbeau lui donnant un ultime conseil)*

Les Halles de Dan et Danp sont nobles,

Vastes leurs richesses, bien plus que vos pauvres biens ;

Habiles ils sont à diriger les gouvernails de leurs Drakkars,

A exercer leurs épées et à infliger avec des blessures !

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